Portraits réjouis d'hommes et de femmes ballotés par la vie mais optimistes, positifs et confiants, ces reportages méritent d'être partagés. Les images sont belles, les personnes mises en valeurs, sans intrusion de la part du reporter : un beau cadeau fait par Olivier Lambert et Thomas Salva aux familles de ces personnages et aux internautes...
Le Patrimoine, l'Histoire, des lectures, des objets, des rencontres et le plaisir de lier tout cela.
jeudi 16 décembre 2010
Brèves de Trottoirs
En fouillant un peu sur le net on fait des découvertes réjouissantes. C'est le cas avec ce site de reportages, hommages aux figures des quartiers parisiens, Brèves de Trottoirs.
Portraits réjouis d'hommes et de femmes ballotés par la vie mais optimistes, positifs et confiants, ces reportages méritent d'être partagés. Les images sont belles, les personnes mises en valeurs, sans intrusion de la part du reporter : un beau cadeau fait par Olivier Lambert et Thomas Salva aux familles de ces personnages et aux internautes...
Portraits réjouis d'hommes et de femmes ballotés par la vie mais optimistes, positifs et confiants, ces reportages méritent d'être partagés. Les images sont belles, les personnes mises en valeurs, sans intrusion de la part du reporter : un beau cadeau fait par Olivier Lambert et Thomas Salva aux familles de ces personnages et aux internautes...
dimanche 5 décembre 2010
Le mystère du plateau ciselé
Il y a deux ans, j'ai trouvé dans un dépôt-vente ce très beau plateau de laiton, entièrement ciselé sur fond en bois et accompagné de ses pieds pour une somme dérisoire.
Je n'en connais pas vraiment l'origine, et encore moins le sens des écritures gravées sur le plateau et sur le côté. Je l'ai trouvé dans la Manche, où les articles apportés par les anglais installés dans la région sont nombreux, ce qui nous laissait supposer qu'il était originaire d'Inde.
Les artisans de l'Atelier du Cuivre, eux, sont certains qu'il s'agit d'un plateau marocain.
J'ai demandé à plusieurs personnes qui lisent l'arabe, mais les ciselures qui enrobent les lettres sont trop présentes, et limitent beaucoup la lecture. On peut y lire le nom d'Allah, mais c'est tout ce qu'on a pu m'en lire...
Une inscription dans les ciselures est lisibles : Warmth, soit "chaleur" en anglais. Ce qui jusqu'ici ne m'a pas beaucoup aidé à retrouver l'origine exacte de ce plateau, marocain, indien ou autre.
Entièrement recouvert de crasse et de vert-de-gris (des années de Miror mal étalé ayant fait leur travail de sape), il attend maintenant tranquillement chez ses nounous normands que je revienne quelques jours en vacances pour lui redonner une seconde jeunesse. Depuis deux ans, donc, mes soirées normandes riment avec famille et plateau/brosse à dent.

J'ai pu avancer considérablement cette année sur ce travail de longue haleine : l'équipe de L'Atelier du Cuivre de Villedieu-les-Poêles m'a filé un petit coup de pouce : désormais, l'huile de coude sera accompagnée de leur produit magique, le Cuivr'or, mis au point par eux-mêmes, pour eux-mêmes et pour les braves touristes fatigués de frotter leurs cuivres sans résultat.
En une journée, j'ai pu éliminer plus de cochonneries sur ce plateau qu'en deux mois cumulés (à peu près) de travail acharné. Et ô miracle, la couleur originel du laiton commence à apparaître ! Et ça devient franchement beau à voir...
Promis, juré, craché, je vous fais suivre mes découvertes sur ce plateau et son origine !
Je n'en connais pas vraiment l'origine, et encore moins le sens des écritures gravées sur le plateau et sur le côté. Je l'ai trouvé dans la Manche, où les articles apportés par les anglais installés dans la région sont nombreux, ce qui nous laissait supposer qu'il était originaire d'Inde.
Les artisans de l'Atelier du Cuivre, eux, sont certains qu'il s'agit d'un plateau marocain.
J'ai demandé à plusieurs personnes qui lisent l'arabe, mais les ciselures qui enrobent les lettres sont trop présentes, et limitent beaucoup la lecture. On peut y lire le nom d'Allah, mais c'est tout ce qu'on a pu m'en lire...
Une inscription dans les ciselures est lisibles : Warmth, soit "chaleur" en anglais. Ce qui jusqu'ici ne m'a pas beaucoup aidé à retrouver l'origine exacte de ce plateau, marocain, indien ou autre.
De l'entretien d'un vieux plateau encrassé
Entièrement recouvert de crasse et de vert-de-gris (des années de Miror mal étalé ayant fait leur travail de sape), il attend maintenant tranquillement chez ses nounous normands que je revienne quelques jours en vacances pour lui redonner une seconde jeunesse. Depuis deux ans, donc, mes soirées normandes riment avec famille et plateau/brosse à dent.
J'ai pu avancer considérablement cette année sur ce travail de longue haleine : l'équipe de L'Atelier du Cuivre de Villedieu-les-Poêles m'a filé un petit coup de pouce : désormais, l'huile de coude sera accompagnée de leur produit magique, le Cuivr'or, mis au point par eux-mêmes, pour eux-mêmes et pour les braves touristes fatigués de frotter leurs cuivres sans résultat.
En une journée, j'ai pu éliminer plus de cochonneries sur ce plateau qu'en deux mois cumulés (à peu près) de travail acharné. Et ô miracle, la couleur originel du laiton commence à apparaître ! Et ça devient franchement beau à voir...Promis, juré, craché, je vous fais suivre mes découvertes sur ce plateau et son origine !
vendredi 26 novembre 2010
Du temps où les regrattiers faisaient fortune
Savez-vous ce qu'était un regrattier ?Je me suis intéressée à ce métier lors d'une très jolie balade sur l'Île Saint-Louis, à Paris. Nous sommes passés rue Le Regrattier quand le vieux dinosaure qui m'accompagnait s'est enflammé et m'a demandé ce que je savais des arlequins.La question n'était qu'un prétexte pour me raconter une histoire :
Regrattier, un commerçant qui profite des restes
![]() |
| Nicolas-Jean-Baptise Raguenet Le pont Marie et l'île Saint-Louis, 1757 |
Au Moyen-Âge, comme à la Renaissance, les festins des riches bourgeois et grands seigneurs étaient rarement consommés dans leur intégralité. Les restes étaient récupérés par les regrattiers. Ceux-ci les resservaient sans trier aux plus pauvres contre argent sonnant et trébuchant.
Les regrattiers revendaient ces restes dans des arlequins, cônes de papier roulé, en mélangeant tout, mets sucrés et salés, vieux os et parfois mêmes détritus. De quoi ravir les papilles...
Les regrattiers de sel étaient un peu différents : à une époque où le sel était un bien précieux, imposé au même titre que l'impôt sur le revenu aujourd'hui, les regrattiers de sel, élu par la communauté, le revendaient au détail dans une petite boutique, appelée banc à sel.
La légende de la rue Le Regrattier
D'après mon vieux copain, la rue Le Regrattier, sur l'Île Saint-Louis, est un hommage au fondateur de ce petit coin situé au cœur de Paris.Un regrattier qui avait fait fortune se pencha sur la question des deux îles avoisinant celle de la Cité, les îles aux Vaches et Notre-Dame, servant aux paysans pour y mettre leurs bêtes. Il se fit une réflexion qui peut rappeler le promoteur que Jacques Dutronc avait évoqué dans sa chanson Le petit jardin :
"Non, mais franchement, laisser cette terre aux bouseux et autres maraîchers, au prix du mètre carré à Paris aujourd'hui, on croit rêver ! Un bon coup de pelle, quelques mètres cubes de terre, et on en parlera bientôt autrement !"
Et c'est ainsi que le richissime regrattier qui avait fait fortune en revendant des restes combla le petit espace qui séparait les deux îles.
De la légende à la réalité
Si Le Regrattier est bien l'un des fondateurs de l'île Saint-Louis, il n'avait de regrattier que le patronyme : il fut trésorier de la Garde des Cent-Suisses, au service du roi Louis XIII.
Il rejoignit le riche entrepreneur Christophe Marie et M. Poulletier, commissaire des guerres, dans ce projet un peu dingue qui fera des deux îles inhabitées (parfois scènes de duels féroces) un quartier chic et résidentiel. L'idée convint au roi Louis XIII et au diocèse : dès 1614 les grands travaux purent commencer.
La particularité de cette urbanisation d'îles vierges est la construction de rues en damier. Ils firent également construire deux ponts en pierre, le pont Marie qui rejoint la rive droite et le pont de la Tournelle, vers le quai du même nom, rive gauche.
Les deux plans ci-joints permettent de se rendre compte de l'évolution du paysage en moins de 50 ans...
La rue Le Regrattier depuis le 17e siècle
![]() |
| Plan de Paris pas Gomboust - 1652 |
C'est en 1870 que la rue reprit son nom actuel. L'enseigne devait être tombée depuis un moment, et ne devait plus avoir assez de sens pour nommer encore ainsi cette artère parisienne...
Sources :
1/ Nomenclature officielle de Paris
2/ Plans anciens de Paris
3/ L'Indépendant du 4e arrondissement de Paris
3/ Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, par Louis Lazare
À savoir : Rue de la femme sans tête est également le nom d'un roman de Jean-Baptiste Evette, publié chez Gallimard en 2000.
samedi 13 novembre 2010
Le Cabinet de toilette de la Baronne Staffe
C'est en fouinant dans un dépôt-vente que j'ai trouvé la réponse : la très célèbre (fut un temps) Baronne Staffe, auteur de plusieurs guides à succès sur les bonnes manières et l'hygiène féminine.
Les bons conseils de la Baronne
Je ne sais pas si cette dame avait du chien, mais elle a su dicter aux jeunes femmes de la fin du 19e suffisamment de règles en tout genre pour les maintenir dans un corset rigide de bonnes manières et de bon goût. Le sien, en tout cas.Elle est l'auteur entre autres des Usages du Monde, dont Mme de Rothschild a dû s'inspirer tout comme des milliers de femmes pendant une bonne cinquantaine d'années, et du Cabinet de toilette, déniché cet été dans un rayon de livres anciens.
Ah, les bons conseils de la Baronne Staffe... Pétrie de bonnes intentions et des préjugés de son époque, elle nous explique dans son Cabinet que c'est au Moyen-Âge que la propreté corporelle fut considérée comme une impiété (grave erreur), que le lavage des éponges doit être fait par la maîtresse de maison et non par les domestiques, et que pour garder le teint rose et frais en vieillissant, si des mondanités nous empêchent de nous coucher avec les poules il est conseillé de boire un bouillon et un verre de malaga en se couchant.
Si ma mère m'avait enseigné ça un jour, je crois que je l'aurais regardée avec de grands yeux ronds...
En feuilletant ce guide, j'ai souvent eu envie de rire (je ne me suis pas beaucoup retenue), et parfois de noter ses conseils. En bref j'ai eu l'impression de lire l'une de ces revues féminines bourrées de conseils de beauté qui suivrait la mode du retour au naturel, blindées de photos retouchées de filles squelettiques dont le naturel consiste en un maquillage épais mais dans des tons discrets.
La Baronne, sa vie, son œuvre
Retour maintenant aux origines de cette fameuse Baronne Staffe. Je n'ai pas pu m'empêcher de fouiller un peu sur le Web, pour y découvrir qu'elle n'est pas plus Baronne que moi, mais plutôt une modeste bourgeoise, née en 1843 sous le nom de Blanche Soyer et élevée par ses deux tantes à Savigny-sur-Orge. Celle qui publia Mes secrets pour plaire et être aimée finit vieille fille, sans contact particulier avec l'aristocratie française, mais eu un tel succès avec ses ouvrages qu'elle fut capable de s'offrir un pavillon à Savigny, la Villa Aimée, devenu paraît-il le commissariat de police de la ville (!). Elle travailla pour différents journaux de l'époque (dont le Figaro) sa plume n'étant pas dénuée d'intérêt.Victor Havard, éditeur de la Baronne
On en arrive maintenant au professionnel du livre, et à ce qu'il fut à l'époque de notre spécialiste des bonnes manières : Victor Havard, qui publia l'exemplaire du Cabinet que j'ai entre les mains, avait repris la suite de son père, Gustave.Je n'ai pas trouvé beaucoup d'informations à son sujet, à part qu'il fut l'éditeur de Maupassant et que sa maison d'édition lui causa certainement plus d'une crise de foie :
La fin du 19e fut une période vraiment très dure pour les éditeurs-libraires, qui fut fatale à notre Victor. Jugez plutôt : son père résista à deux faillites en obtenant des concordats, sorte de redressement judiciaire, en 1846 et 1861.
Le fils eu moins de chance : un premier concordat accordé en 1896 (année de l'édition de mon Cabinet, vous l'aurez relevé sur la couverture du livre) l'avait sauvé, une deuxième faillite en 1906 lui fut fatale.
La faute à qui ? Certainement à une sorte de capitalisation renforcée du monde de l'édition, où les gros créèrent des sortes de grossistes du livre, ou fusionnèrent les uns entre les autres (comme Le Moniteur et Dalloz à cette même période). Et où un maximum de petits éditeurs indépendants disparurent définitivement*.
*Source : Histoire de la Librairie française, éditions du Cercle de la Librairie 2008
mercredi 3 novembre 2010
Salon International du Patrimoine culturel : du 4 au 7 novembre 2010
Du 4 (soit demain) au 7 novembre 2010 aura lieu le Salon International du Patrimoine Culturel au Carrousel de Louvre, à Paris.
Ce sera l'occasion de rencontrer les spécialistes des métiers d'art, de se pencher sur les particularités du patrimoine méditerranéen et de passer un bon moment entouré de belles choses...
Aurais-je le temps d'y faire un tour ? Hmmm... je l'espère !
Plus de renseignements sur le site du Salon : www.patrimoineculturel.com
dimanche 31 octobre 2010
Artisanat du livre : création d’un livre d’art au tirage limité
Ce diaporama de photos prises sur toute la durée de la création de ce livre a été trouvée sur le Blog du Bibliofil :
Ça donne le vertige, non ? J'aimerais parfois pouvoir ralentir le débit de cette avalanche de photos (plus de 3000 clichés pris en deux mois !), pouvoir observer en détail la réalisation de ce livre d'art. Bon, en fait, ça me donne tout bêtement envie d'aider cette femme, de discuter avec elle, d'apprendre son art et de passer du temps dans son atelier...
En tout cas, j'applaudis à deux mains le photographe et l'artiste relieuse, l'idée est excellente et passionnante !
The Complex Of All Of These a été publié en 35 exemplaires, numérotés et signés par son auteur-façonneur, Abigail Wendler Uhteg.
PS : Après avoir fait une petite recherche rapide sur la toile, j'ai trouvé une fiche de ce livre en vente dans une association américaine, Women's Studio Workshop.
Ça donne le vertige, non ? J'aimerais parfois pouvoir ralentir le débit de cette avalanche de photos (plus de 3000 clichés pris en deux mois !), pouvoir observer en détail la réalisation de ce livre d'art. Bon, en fait, ça me donne tout bêtement envie d'aider cette femme, de discuter avec elle, d'apprendre son art et de passer du temps dans son atelier...
En tout cas, j'applaudis à deux mains le photographe et l'artiste relieuse, l'idée est excellente et passionnante !
The Complex Of All Of These a été publié en 35 exemplaires, numérotés et signés par son auteur-façonneur, Abigail Wendler Uhteg.
PS : Après avoir fait une petite recherche rapide sur la toile, j'ai trouvé une fiche de ce livre en vente dans une association américaine, Women's Studio Workshop.
lundi 25 octobre 2010
Drouot le temps d’un week-end
À vos agendas !
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